France Boyer
Psychologue clinicienne
Expatriation et nomadisme
Expatriée en Allemagne depuis plusieurs années et ayant pratiqué au sein d’un centre psychothérapeutique francophone à l’étranger, j’ai pu constater l’impact du contexte d’expatriation sur la santé mentale des personnes suivies – qu’elles soient expatriées, nomades ou qu’elles vivent à l’étranger pour une période définie (études, mission professionnelle ponctuelle ou régulière). J’y ai proposé des thérapies EMDR, ICV et des thérapies familiales ainsi que des groupes de parole, café-débats et un atelier thérapeutique à destination des personnes souffrant de troubles alimentaires.
Qu’il s’agisse de personnes souffrant de vulnérabilités psychiques préexistantes ou non, cette nouvelle donne bouscule toujours leurs assises. Les difficultés administratives, l’apprentissage de la langue, la solitude, la modification des priorités et la nécessité d’une adaptabilité à toute épreuve peuvent devenir autant de challenges et d’embûches sur le chemin de l’épanouissement et du bien-être.
Ces ennuis du quotidien peuvent rapidement devenir autant de déclencheurs potentiels de souvenirs, de comportements ou de pensées qui génèrent de la souffrance voire de la détresse (anxiété, dépression, attaques de panique) dans ce contexte particulier de perte de repères.
En effet, en s’expatriant ou en devenant nomade, bien qu’on ouvre grand le champ des possibles, on ouvre aussi la porte à bien des frustrations, incompréhensions, à l’isolement et hélas même parfois à une grande déception vis-à-vis des projets, projections et relations entretenues avant de sauter le pas.
Des évènements de vie comme une séparation, un deuil ou la perte d’un emploi peuvent alors ébranler totalement une structure déjà fragilisée par le contexte d’expatriation.
De plus, les personnes expatriées sont aussi plus à risque de burn-out et rapportent des niveaux de stress plus élevés que les personnes qui vivent et travaillent depuis leur pays de naissance (98% des personnes interrogées souffraient de symptômes de burn-out selon une étude parue en 2022).
C’est pourquoi je propose des suivis en individuel à distance adaptés au décalage horaire éventuel et destinés à ces personnes aux profils souvent atypiques, que sont les expatriés et les nomades.
Des rendez-vous mensuels et groupes de parole sont également proposés aux personnes concernées à propos de différents thèmes liés à ce mode de vie (le sentiment de solitude, l’expatriation pour suivi de conjoint.e, le burn-out…).
Pour aller plus loin:
- Etude sur le burn-out chez les expatriés, 2022
- La dépression en expatriation, 2021
- Le « syndrome de l’expatrié » et le « syndrome du retour », 2020
Pour prendre rendez-vous: franceboyerpsychologue@gmail.com
